« Il s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes ; et ayant paru comme un simple homme, il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix. C’est pourquoi aussi Dieu l’a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre, et que toute langue confesse que Jésus-Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père » (Ph 2 : 7-11)

Samuel Binyou, de son nom biologique Marius Yannick Binyou-Bi-Homb, est le fils biologique de Homb Eugène, orphelin et instituteur, et de Mboukem Anne, fille de catéchiste et institutrice. Il est le 3ème enfant d’une fratrie de six frères et sœurs nés du mariage polygamique entre son père et sa mère.
Tout petit, le prophète Samuel a bénéficié de la rigueur de son père qui ne tolérait pas l’échec académique et de l’énergie vitale de sa mère qui les a initiés à la vie paysanne, pas les travaux champêtres dès le bas âge. Son enfance est décrite dans quatre livres : Errances juvéniles (poésie), Lettres paysannes (essai) et L’exode ou la vocation (autobiographie), L’Envers & l’endroit (témoignage).
Le jeune Samuel désirait devenir prêtre depuis l’âge de 4 ans. Il s’est engagé à l’église catholique dans plusieurs paroisses à Dschang et Bafoussam. En classe de 1ère, entre 15 et 16 ans, il révèle à sa mère qui lui annonce qu’il mourra jeune si on ne l’emmène pas chez les féticheurs, qu’il ne pourra plus jamais mettre pied chez les marabouts, au regard de son engagement aux sacrements catholiques.
À partir de cette année, il démarre une course folle entre les libertés de l’adolescence et les prisons de la vie adulte. Tour à tour, il abandonne les études en droit, sous influence de sa mère, pour les études en lettres trilingues : Allemand-Anglais-Français. Puis, il quitte les études en lettres et communication pour un master en Littérature & culture africaine. C’est à partir de cette période qu’il renonce à une proposition d’études doctorales au Canada en vue de poursuivre une carrière musicale au Cameroun.
Féru de musique, il s’est exercé au chant choral, classique, opéra, avant de consacrer un temps de carrière comme soliste et guitariste amateur. C’est pendant ces années, 2012-2015, qu’il donne des concerts de musique à Dschang (Cameroun) et à Alexandrie (Égypte).
Autrefois fiancé à une jeune fille catholique qui le quittera pour le couvent, alors qu’il était au Caire, Samuel Binyou rentre au Cameroun en 2016 après un refus de visa-emploi pour le Canada, un visa-affaires pour la Belgique et un visa-formation pour Rome (Italie). Bouleversé et réduit à la misère, il cherche en vain des emplois au Cameroun et finit par se retrouver dans le chômage après plusieurs demandes d’emploi et entretiens infructueux. Cette période marque le début de son désert.
La parole qui l’a révolté était celle d’un homme politique bien connue au Cameroun qui avait lancé un recrutement d’un blanchisseur : « Même si tu es le seul candidat à ce poste, je ne peux pas te recruter. Tu es un expert ! Avec tous ces diplômes ! Repasseur de vêtements ! Non, mais tu dois travailler à la Mairie ! Va dans une Mairie déposer ton dossier et on va te recruter. »
C’était la fin de ses batailles pour la survie. Les portes autrefois grandement ouvertes, même à l’Union Africaine, qui était son dernier recours, se sont toutes refermées. Il entra dans un temps de dépression et de débauche sans précédent. C’est pendant cette période qu’il a connu un nombre record de jeunes filles.
Un jour, le 05 mars 2016, fatigué de la vie qui n’avait plus de sens à ses yeux, il se rendit dans une église catholique de la ville de Dschang, où il avait suivi son premier parcours académique jusqu’aux études doctorales avortées (une autre bataille). C’est pendant ce temps de recueillement qu’il fait sa première rencontre avec Jésus. Il ne le voit pas. Mais il l’entend lui parler clairement. Un brouillard épais, qu’il est le seul à voir dans l’église, apparait devant lui et Jésus l’appelle en demandant à sa mère, Anne, de L’adorer véritablement.
Puis, après avoir raconté, tout joyeux sa première rencontre avec l’au-delà, à une sœur qui se trouvait devant Lui et toutes les paroles qu’il avaient entendu de Jésus en larmes, son premier réflexe était de frapper aux portes de l’église catholique afin de devenir prêtre comme ses parents et lui désiraient depuis toute l’enfance. Parmi ses métiers de carrière, son père avait proposé trois au conseiller d’orientation : avocature-prêtrise-journalisme. Mais aucun de ses métiers n’allait lui sourire, quand bien même il a frappé aux portes ecclésiastiques pour devenir prêtre, faite des études en journalisme et communication, pratiqué la presse écrite et commencé ses premiers cours à l’Université à la faculté de Droit et Sciences Politiques de l’Université de Dschang.
Pendant trois jours cette année-là, pendant le « tridium pascal », lors du chemin du croix, il entretient, à genoux, des conversation directes avec Dieu. ET la voix de Dieu lui demande de se rendre à sa terre natale, Melong (Moungo), où Il lui parlerait.
Une fois arrivé à Melong, le jeune appelé veut servir Jésus et décide de commencer là où Jésus, vivant, a commencé : le métier de charpentier. Souffrant d’une allergie grippale diagnostiquée à l’âge de 16 ans, Samuel reçoit, comme salaire, et tout joyeux, pour sa première journée de travail une pièce de 100 FCFA. Il rentre à la maison, fier d’avoir commencé comme Jésus, charpentier. Mais le lendemain, il ne pourra pas se lever, car la grippe lui apporte de la fièvre et parfois avec beaucoup de sangs dans les poumons et dans les narines. Il restera alité pendant sept (07) jours.
Au septième jour de sa maladie, il vit une expérience bouleversante qui va l’introduire précocement dans la manifestation des charismes et le ministère de puissance. L’Archange Michel l’invite au ciel, lui montre l’horloge céleste qui régule le fonctionnement du monde, le losange céleste vient de la terre et qui empeste le ciel et lui remet une gigantesque épée. C’est dans cette vision qu’il vit, pour la toute première fois, l’expérience de la nouvelle naissance. Il monte au ciel, devient un enfant nu, puis en sort revêtu, adulte, avec une épée après avoir brisé le losange céleste.
Malgré ces expériences spirituelles, qui se multiplient, le jeune Samuel n’est pas affermi. Il ne connait pas prier, si ce n’est « Notre Père », « Je vous salue Marie » ou les cinq minutes de lecture biblique qu’il faisait tous les 3h de temps dans un jeûne régulier.
Samuel, coupé du monde, à Melong, reçoit quelques visites de ses amis, entre Dschang et Melong, qui s’inquiètent pour sa vie. Barbu et vivant comme un campagnard, il décide de partager ses expériences avec sa mère, qui le traite de fou, ses frères qui le traitent de perdu, puis son père qui lui souhaite la mort, car tous déçus du fait qu’il soit rentré au Cameroun au lieu de rester à l’étranger.
Pendant son séjour à Dschang, il avait fait un songe qui lui annonçait la date exacte d’une opportunité de voyage pour l’Asie, car, alors qu’en stage à Dakar (Sénégal), il avait été en Chine en 2014, invité par son mentor en art oratoire, le Dr. Alfred Snider de l’Université de Vermont (USA).
Quelques mois plus tard, alors qu’il avait quitté Melong pour Douala, comme instruit par le Saint-Esprit, il travailla pendant un an comme fermier dans le domaine de son « beau-frère ». C’est dans cette ferme, en 2017, au milieu des odeurs volailles, de la chaleur caniculaire et de la précarité, qu’il fait sa première expérience de lecture continue des Saintes Ecritures. À cette période, il reçoit ses premières paroles de sagesse et de connaissance pour les âmes qui viennent régulièrement lui rendre visite et lui poser toute sorte de problème.
Au dernier jour du huitième mois de l’année 2017, la promesse de Dieu s’accomplit. Il est retenu pour un entretien pour un pays asiatique, Le Laos, la terre de Dieu. Bien avant de quitter la ville de Douala, pour Yaoundé, où il va suivre toutes les procédures de voyage pour la France, puis pour le Laos, il vit des expériences spirituelles uniques que nous préférons ne pas communiquer.
Une semaine avant de quitter le Cameroun pour la France, puis la France, son lieu de formation par l’Organisation Internationale de La Francophonie, pour l’Université Nationale du Laos en Asie mineure, il va rencontrer la parole de Dieu à la Communauté Missionnaire Chrétienne Internationale (CMCI) fondée par le Pr. Zacharias Tanee Fomun envoyé comme missionnaire au Cameroun depuis l’Ouganda. C’était aussi la première fois qu’il entendait le mot « qui veut être sauvé ! qui veut donner sa vie à Jésus-Christ »*
Pour lui, aller à l’église signifiait qu’on est chrétien et être chrétien, qu’on sera sauvé. Il se rendit à l’évidence que malgré le fait qu’il était un religieux, il n’avait pas l’assurance du salut et que le fardeau du péché le ramenait à la rétrograde. Toutefois, au-delà de l’appel du pasteur qui le fit baptiser par immersion, un scandale et un rejet pour sa famille, il fut séduit par la beauté des chants de la chorale qui gérait le culte cantique pendant plus de deux heures de temps sans interruption, chose qui n’était pas admissible dans un culte catholique.
C’est grâce à sa cousine, Florette (Dada), qu’il découvrit la CMCI. Car il l’avait connu par le passé pour son intégrité morale et sexuelle. Samuel cherchait une assemblée où il y avait le Saint-Esprit, car les cultes catholiques lui semblaient sans vie, morts. Il demanda à aller dans son église, car il allait de lieu en lieu pour voir qu’elle serait la communauté qui lui serait convenable.
Après son séjour en France, malgré une opposition farouche de l’ennemi, il se rendit finalement au Laos où il vécut la plus grande expérience spirituelle de sa jeunesse. Dieu lui parla et le conduisit dans un jardin d’espèces végétales rares pour lui parler, comme au prophète Jérémie, et lui présenter deux arbres uniques au monde.
Le Laos a été la terre d’initiation spirituelle du jeune prophète. Catholique dans l’âme, même si baptisé par immersion, il demanda à Dieu de lui montrer un signe que c’était possible à un homme de le servir sans être prêtre ou moine. Car pour lui, les seuls vrais serviteurs de Dieu étaient les prélats, qu’ils considéraient comme les uniques successeurs de l’Apôtre Pierre, « héritier » de Jésus. Dieu envoya vers lui un couple missionnaire, dont Obot Affia, ancien général de l’armée de l’air du Nigéria. C’est monsieur Obot qui lui donna ses premiers cours en missiologie quand bien même la CMCI lui avait attribué un faiseur de disciple, le pasteur Moïse Christophe Lidjo, avant son départ du Cameroun.
Samuel n’était pas satisfait. À la CMCI, on ne parlait presque jamais de rêves, de visions, de prophéties et ou de paroles de connaissance. C’était la rigueur de la froideur. Il chercha à nouveau des églises où il y avait un feu. Curieusement, c’est dans une église catholique au Laos qu’il trouva refuge, auprès d’une très grande communauté missionnaire des Philippines qui mettait la louange, l’adoration et l’amour au cœur du ministère. Il continua de pratiquer les instruments (guitare, piano) et de chanter au sein de cette communauté.
Un jour, un missionnaire venu des Philippines lui imposa les mains avec toute la communauté afin qu’il reçoive le baptême du Saint-Esprit. Il reçut le Saint-Esprit et ses paumes de mains brûlaient comme un feu ardent pendant deux semaines au point qu’il ne parvenait plus à ouvrir aisément ni portes du bureau ni celles de sa maison. Le prêtre ne faisait pas partie de cette communauté. Tous étaient des célibataires chastes ou des couples mariés qui servaient Dieu. Toutefois les Laos considéraient les chrétiens en majorité comme des homosexuels, l’église perçue comme au fabrique au lesbianisme, à l’homosexualité.

Samuel quitta finalement le Laos, malgré sa volonté d’y rester ou de continuer en Amérique. Car il avait signé un engagement de retour après son programme de Volontariat à la Francophonie. Ayant été en contact avec Jérémy Sourdril (EMCI-TV) et son équipe, le prophète Jérémy Sourdril lui conseilla de trouver un père spirituel s’il voulait aller loin dans la foi et le ministère. Le seul mot qui lui vint à l’esprit était KARAMBIRI.
Le Dr. Mamadou Philippe Karambiri était l’homme de Dieu préféré d’Anne, sa mère. Mais il résidait à Ouagadougou. Une fois au Burkina, il ne parvint pas à le rencontrer. Il tomba plutôt sur le Révérend Michael Te, qui était le « premier arbre bipolaire » qu’il avait rencontré dans un jardin au Laos. Après avoir servi le prophète Michael Te, Binyou rentra au Cameroun avec des prophéties sur sa destinée. C’est au Burkina-Faso qu’il apprend la vie de consécration, qu’il découvre le ministère du parler en langues et comprend la nécessité de la consécration à Dieu. C’est sur cette terre qu’il exerce, pour la première fois, avec précision, le don de la prophétie. Son premier converti est un musulman.
Binyou avait contracté une relation par l’entremise de son frère ainé depuis l’Asie. Et de cette relation est conçu son fils premier né, Nad Susi. C’est en cette année, 2018, qu’il vit sa troisième conversion. La première en 2016 après l’appel de Jésus. La seconde conversion en 2017 après un accident de circulation en moto à Vientiane. La troisième conversion en 2017 après avoir rétrogradé spirituellement. Dieu lui avait pourtant révélé dans une série de visions du jour à Ouagadougou où se trouvait la femme de sa destinée. Mais sa témérité était l’un de ses plus grands défauts. Il n’était pas prêt à rompre cette relation.
En 2018, il rédige son premier cahier de péchés, Confessions, depuis sa naissance jusqu’à l’âge de 30 ans. Il les présente à son faiseur de disciple, équivalent de père spirituel, qui lui enseigne la loyauté, l’amour, le pardon, la miséricorde et la délivrance du péché selon le modèle de Jésus reçu par Pr. Zacharias Tanee Fomun. Ce fut une année douloureuse, car il n’a pas vu son fils ainé grandir. Il s’est séparé de sa mère et est rentré sur Douala.
À Douala, il commence le ministère d’évangéliste aux côtés de l’Apôtre TETANG. Ils prêchent plusieurs nuits jusqu’au matin parfois dans les rues, marchés et carrefours de Douala. Pendant cette période, il pratique la prière en langues toutes les nuits de minuit à cinq heures, avec beaucoup de persécutions familiales. Car sa sœur venait d’accepter Christ et avait été persécutée par toute la famille basée à Douala. Le Saint-Esprit lui ordonna de quitter Yaoundé pour se tenir aux côtés de sa sœur aînée, Julienne. Quelques jours plus tard, sa sœur cadette, Thérèsa, quitta également l’église catholique pour les rejoindre à Douala.
Au bout de quelques temps, les frères Homb furent séparés, malgré la flamme qu’ils avaient reçue. Satan combattu farouchement l’œuvre. Un jour, il reçut un appel de son faiseur de disciple qui l’invita à rejoindre l’école de formation des missionnaires de la CMCI, l’École de la Connaissance et du Service de Dieu (ECSD) gérée par la sœur Henriette Mbarga et le Fr. Théodore Andoseh, dirigeant mondial de la CMCI, héritier du Pr. Zacharias Tanee Fomun. Il y alla avec sa sœur ainée au lieu de sa sœur cadette, comme prévu au départ. Après la formation leurs chemins furent séparés, mais il fit la connaissance du Fr. Alphonse Tawet qui fut d’un grand conseil pour lui pendant ses moments d’égarement.
Après la formation, il fut envoyé comme missionnaire à Douala, mais il se rendit à Dschang, selon la vision qu’il avait reçue de l’Archange Michel. Une fois à Dschang, il s’engagea dans un jeûne de 21 jours afin de commencer à prêcher dans les rues, sans nouvelles de son fils.
Quelques jours après son arrivée à Dschang, la mère de son fil premier né l’appelle pour lui annoncer que l’enfant est né. Le monde lui tombe sur la tête, car il est allé en mission, comme à la première commission, les poches vides. Ce fût une période de grande tribulation, car il se refroidit, tomba à nouveau dans le péché, et ne voulait plus servir le Seigneur. L’absence de son fils le rongeait. Il essaya de renouer avec sa mère en vain. Car elle n’était pas prête à épouser un missionnaire.
Quelques années plus tard, après l’avènement de COVID, alors qu’il devait se rendre à Lomé, il décida finalement d’accepter son appel de missionnaire et commença l’œuvre à Dschang avec un groupe de six (06) jeunes gens, ses anciens collaborateurs à la Cameroon Debate Association (CDA).

En quelques semaines, après des nuits de prières à la Montagne, près du lac et dans les lieux arides, ils reçurent le baptême du Saint-Esprit avec des signes bizarres. Au bout de quelques années, l’œuvre s’arrêta, car elle n’était pas basée sur des fondements solides. C’est à cette période, après avoir découvert la femme de sa destinée, qu’il fit également la rencontre du prophète qui avait déclaré que sa femme épouserait un homme de Dieu, le prophète Wilfried Ronys Kamse.
L’Apôtre Kamse l’a adopté comme son fils, l’a enseigné quelques bases pratiques du ministère prophétique et a béni son mariage, aux côtés du pasteur Moise Lidjo, le faiseur de disciple du prophète Samuel Binyou.
Aujourd’hui, Samuel est un homme marié, père d’une famille nombreuse et missionnaire dans plusieurs villes du Cameroun. C’est en Septembre 2025, à 38 ans, qu’il accepte finalement de se consacrer au Seigneur Jésus en vue de l’accomplissement de ses promesses. Il prend l’engagement de jeûner plusieurs jeûnes longs en une année, avant de reprendre l’œuvre à zéro.